Un élan du coeur en 2011
Lors d’un voyage touristique en Inde, en janvier 2011, deux amis, Sheliel et Jack, ont rencontré un chamelier qui désirait scolariser sa fille de 6 ans, mais n’en avait pas les moyens. Les deux amis ont décidé de prendre en charge les frais de scolarisation de cette petite fille, Bhagwanti.
Quelques semaines plus tard, après en avoir discuté avec des amis belges, six autres enfants ont également été pris en charge pour leur scolarité.
Cette aventure venue purement d’un élan du cœur allait mener à la création de l’asbl AMAR, en novembre 2011. Depuis, le nombre d’enfants a graduellement monté pour atteindre 125 enfants en 2021.
Envoyer un enfant à l’école, c’est lui donner un avenir
Sans éducation, ces enfants suivraient la voie de leurs parents et vivraient de petits métiers, comme cireur de chaussures pour les touristes, ou ramasseurs de bouteilles en plastique...
Avec une éducation, c’est une autre vie qui s’ouvre à eux : comme ils sauront lire, écrire et calculer, ils pourront travailler dans des magasins, ou devenirs employés, fonctionnaires ou enseignants. En tout cas, une vie meilleure et plus valorisante que la vie de leurs parents !
Garçons et filles découvrent ainsi que l’école leur ouvre les portes d’un avenir meilleur, ils gagneront mieux leur vie et voudront aussi que leurs enfants aillent à l’école !
La spirale positive sera ainsi lancée !
AMAR veille à ce que les filles ne soient pas discriminées
En Inde en général, à Jaisalmer en particulier, les filles sont mariées très jeunes, à 14 ans. Elles quittent alors leurs parents pour aller vivre dans la famille de leur mari et devenir ainsi leur «esclave». Ce contexte familial fait en sorte que les parents ne sont pas intéressés par la scolarisation de leurs filles. Ils voient cela comme de l’argent gaspillé.
AMAR veille à ce qu’au moins la moitié des enfants scolarisés soit des filles.
Les parents doivent s’engager à ne pas marier leurs filles avant la fin de la scolarisation, ou au moins leurs 18 ans. L'alphabétisation de ces filles leur assurera un avenir certain. Ces filles auront une chance que n’auront pas eue leurs mères : elles sauront lire et écrire ! Elles connaîtront l’importance de l’éducation pour leurs enfants et en particulier pour leurs filles !
